Rubrique pour débutants.


Dans cette rubrique: divers articles pour débutants concernant l'élevage, les expositions,...


  • La femelle abandonne sa nichée.
  • L'élevage: conseils.
  • Me suis-je fais avoir ?
  • Pensons aux débutants.




La femelle abandonne sa nichée, quelques possibilités:

L’abandon dû au stress:

Lorsqu’ on parle d’élevage, entre amateurs, force est de constater que les problèmes arrivent souvent chez les mêmes amateurs, pourtant il y a de nombreux problèmes évitables avec juste un peu de bon sens.

Un oiseau est un être vivant. Comme tous les êtres vivants, celui-ci doit se nourrir et se reproduire pour assurer la subsistance de sa race.

Bien souvent, nous avons tendance à considérer et à regarder l’oiseau avec un oeil que je qualifierais d' «humain», et notre sympathie ira, inévitablement, à un oiseau qui semble éprouver les mêmes sentiments que nous. Je prendrais comme exemple une femelle nourrissant bien ses jeunes. C’est une très grosse erreur car un oiseau agit par instinct. Il peut s’occuper de sa nichée d’une manière exemplaire et la détruire une heure plus tard si un élément perturbateur à ses yeux est entré en jeu. De quoi peut-il s’agir?

Lorsque vous soignez vos oiseaux en période d’élevage, évitez de les brusquer.

Enlevez les œufs chaque jour et remettez-les dès le quatrième jour. Ensuite, laissez la femelle tranquille pendant 6 jours. Le sixième jour, procédez au mirage des œufs, c’est une étape très importante afin de s’assurer du bon déroulement de la couvée. En cas de non fécondation, notre couple pourra donc recommencer plus rapidement une nouvelle ponte. Si les œufs sont sombres, c’est qu’ils sont bons. Laissez-la couver sans la déranger jusqu’au 14è jour, où un contrôle visuel sera nécessaire. Lorsque l’on constate les naissances, il est impératif de contrôler le nid une fois par jour (pas plus !). Pendant la période d’élevage, l’attitude de l’éleveur est primordiale. Il doit montrer à l’oiseau une certaine assurance et sembler se désintéresser par ce qui se passe dans la cage. Cela rassure l’oiseau.

S’il ne faut pas ennuyer continuellement les oiseaux par une curiosité envahissante, l’inverse est vrai également. Les oiseaux doivent s’habituer à la présence humaine. Un éleveur méfiant, peu sûr de lui, accumulera les erreurs et fera passer son angoisse dans ses oiseaux, avec toutes les conséquences qui en découlent.

L’idéal est, à mon sens, de montrer sa présence mais sans exagération.

Il est courant de constater également que certains éleveurs, présents le week-end, en profitent pour faire le grand nettoyage, et n’hésitent pas à rester plusieurs heures dans le local. Si certains oiseaux semblent ne pas être dérangés, d’autres accumulent un stress énorme et il n’est pas rare que peu de temps après, la couvée soit abandonnée.

Une erreur que les débutants font souvent est de montrer leurs jeunes dans les nids. S’il est gai de montrer ses oiseaux à son petit voisin ou à ses amis, il est moins gai de leur dire après que la femelle a abandonné sa nichée. Donc prudence!

Le dérèglement hormonal:

Une fois le mécanisme de ponte enclenché, la femelle suit un rythme, si celui-ci est perturbé, elle peut vouloir recommencer une ponte plus tôt que la normale et abandonne de ce fait sa couvée.

Stimulation provoquée par un autre mâle:

Il peut arriver qu’une femelle se laisse séduire par un autre mâle et désire entreprendre de suite une autre ponte. Cette situation est assez rare mais cela arrive.

Un dimmer mal réglé:

Ce problème arrive plus souvent qu’on ne le pense. Suivant le type de dimmer, il arrive qu’une panne de courant entraîne un retard dans le système d’éclairage. Pour celui qui utilise uniquement la lumière artificielle cela est dramatique car l’éleveur peut ne pas s’en apercevoir tout de suite. La femelle semble donc avoir abandonné son nid mais en réalité n’a pas su le rejoindre faute d’éclairage et le lendemain, il est souvent trop tard. Attention toutefois de ne pas jeter vos œufs trop vite. L’expérience m’a prouvé que des œufs non couvés pendant plusieurs heures pouvaient tout de même venir à terme.

Abandon par instinct:

Une femelle peut abandonner sont nid par instinct, si elle se rend compte que sa couvée n’est pas bonne.

Problème de santé:

Encager une femelle qui ne semble pas en bonne santé représente un grand risque d’abandon. En effet, cette femelle poussée par l’instinct, va pondre mais sera incapable de mener une couvaison à terme. Il arrivera même quelquefois qu’elle meure sur le nid (il y a quelques années j’ai eu l’occasion de replacer dans un autre nid les œufs d’une femelle morte depuis 24 heures et toute la nichée est venue à terme) comme quoi, prudence avant de jeter des œufs froids.

Les œufs non fécondés, quelques possibilités:

Le mâle était-il suffisamment prêt ?

Les perchoirs ne sont-ils pas trop hauts, empêchant un bon accouplement ?

Les oiseaux ne sont-ils pas trop vieux?

Étaient-ils en bonne santé?

Le mâle a-t-il été placé suffisamment tôt ?

La femelle accepte-t-elle le mâle?

Ne faisait-il pas trop froid en début d’élevage?

Y avait-il assez de lumière?

L’un des deux oiseaux peut être stérile.

La femelle n’est–elle pas trop grosse, empêchant un acheminement normal des spermatozoïdes?

L’accouplement n’a-t-il pas été entravé par un amas de plumes sur les parties sexuelles?

La femelle n’a-t-elle pas été dérangée par des intrus ? ( souris,..)

Le dimmer est-il correctement réglé ? N’y a-t-il pas des ratés pendant la nuit ?

Certains sulfamides potentialisés n’ont-ils pas été administrés trop tard? (art. dans cette revue)

Le mâle est-il resté suffisamment longtemps avec la femelle?

Les oiseaux ne sont-ils pas trop stressés?

Le mâle n’était-il pas dominé par ses congénères?

Pour un débutant, le plus important est de réussir sa première année d’élevage.



L’élevage:

Réussir dans l’élevage, c’est d’abord savoir préparer ses oiseaux. Trois points importants à ne pas oublier:

Le canari ne se reproduit pas n’importe quand.

L’oiseau, pour se reproduire, a besoin de se retrouver dans des conditions optimales:

- durée d’éclairage de minimum 14 heures.

- augmentation de la température.

- nourriture devenant plus abondante.

Vous remarquerez que l’éclairage arrive en premier lieu. En effet, chaque année, de nombreux amateurs se plaignent de se retrouver avec des œufs non fécondés. Un œuf non fécondé, dans la plupart des cas, est provoqué par un manque de préparation du mâle ou par la présentation tardive du mâle à sa femelle (il y a d’autres causes possibles mais elles ne rentrent en cause que dans peu de cas).

La préparation devra débuter au moins deux mois à l’avance. Si vous élevez à la lumière naturelle, pas de problème, laissez faire les choses. L’observation devra vous indiquer quand accoupler. Les femelles seront bien grasses et se promèneront avec des brindilles tandis que les mâles exprimeront leur envie de se reproduire par leur chant. Un bref coup d’œil sur le bas ventre de l’oiseau vous renseignera s’il est temps d’accoupler ou pas. Le mâle présentera des parties sexuelles très visibles (voir croquis) tandis que la femelle aura le ventre arrondi.

Si vous utilisez l’éclairage artificiel, il vous faudra minimum deux mois de patience avant d’élever. L’éclairage devra atteindre au minimum 14 heures. Donc si l’on augmente celui-ci à raison de 1/2 heure par semaine, il nous faudra 2 mois pour atteindre quatre heures supplémentaires.

De nombreux éleveurs utilisent l’éclairage artificiel. Cela offre l’avantage de pouvoir organiser son élevage en fonction de critères personnels (travail, disponibilité, voyages,…).

Lorsque la préparation commence, il est préférable de séparer les mâles des femelles. Les mâles seront placés en cage, seuls, afin d’éviter les bagarres et qu’un mâle supplante les autres.

Une fois les deux mois passés, il y a lieu, si les oiseaux sont prêts, de procéder à l’accouplement. On ne le dira jamais assez: on procède à l’accouplement quand les oiseaux sont prêts et pas quand on l’a décidé.

Lors de l’accouplement plusieurs possibilités s’offrent à vous:

Un mâle pour une femelle:

Cette possibilité est souvent employée par les débutants. Elle offre l’avantage d’être simple, les oiseaux se débrouillant relativement bien. Le désavantage est que l’on monopolise un mâle qui pourrait servir plusieurs fois. Dans le cas d’un spécimen de bonne qualité, c’est évidemment peu intéressant.

Un mâle pour plusieurs femelles:

Cette possibilité est employée couramment chez les éleveurs expérimentés. Elle offre l’avantage de stabiliser plus rapidement les caractéristiques d’un bon géniteur. Le mâle sera placé dans plusieurs cages simultanément pendant la journée. Cette technique que j’applique depuis de nombreuses années m’a permis d’utiliser un mâle sur plus de dix femelles.

L’accouplement réalisé avec succès, notre femelle va faire son nid et y pondre chaque jour un œuf (au cas où il y aurait deux œufs, la possibilité d’avoir encagé deux femelles est à craindre). Certains éleveurs laissent la nature faire les choses et laissent les œufs pondus dans le nid. D’autres préfèrent enlever chaque jour l’œuf et les remettre après la ponte du quatrième. Cette solution me semble être la meilleure. L’œuf sera remplacé chaque jour par un œuf factice.

La couvaison durera 13 jours. Durant cette période, la femelle restera continuellement sur le nid, ne le quittant que pour se nourrir. Si toutes les opérations se sont déroulées sans problème, les jeunes écloront le treizième jour. S’il n’y a pas d’éclosion, il sera nécessaire d’attendre encore un peu. Afin d’éviter de perdre du temps, de nombreux amateurs mirent les œufs le sixième jour. Ils gagnent un temps précieux en préservant les femelles de couvaisons inutiles.

Lors de l’éclosion des jeunes, il y a lieu de présenter aux parents de la pâtée fraîche.

Dès la naissance, le contrôle du nid se fera journellement afin de déceler rapidement d’éventuels problèmes.

Entre le cinquième et le septième jour, il faudra procéder au baguage des jeunes. Il y aura lieu d’éviter de baguer trop tôt mais également trop tard. Un peu d’expérience est nécessaire dans ce domaine, mais cela s’acquiert très vite.

Quinze jours plus tard, nos jeunes oisillons seront déjà bien gros et la femelle présentera des signes d’énervement car elle voudra re-pondre. Certains problèmes peuvent intervenir à ce moment.

Je vous conseille donc de placer vos nids au fond de la cage, et de fournir à la femelle de la charpie afin qu’elle puisse commencer un autre nid. Si le mâle est toujours présent, il se chargera du nourrissage des jeunes (petit truc pour le nid: découper des rondelles de tuyau pvc de 9 cm et y placer le nid, celui-ci sera très bien maintenu).

Dans le cas où la femelle déplume ses jeunes, il vous faudra réagir très vite. Des «cages babies» sont disponibles chez tous les marchands. Elles servent à isoler les jeunes. J’ai déjà constaté que ce n’était pas la solution idéale, car les jeunes ont tendance à s’abîmer le plumage. N’oublions pas que les rémiges et rectrices de nos jeunes oiseaux ne seront pas remplacées la première année. Je place donc la femelle dans la «cage baby» avec de la nourriture en abondance pour ses jeunes. Il me semble qu’il vaut mieux assurer deux couvées convenablement que d’essayer d’en faire trois dans de mauvaises conditions.

Vers les trente jours, le sevrage va commencer. Il y a peu d’articles concernant cette période car elle est très critique. Les jeunes seront livrés à eux-même et doivent trouver la nourriture (un article sera publié dans le prochain numéro).

Ensuite, plus ou moins en août, viendra la mue et nos oiseaux seront fin prêts en septembre pour concourir en exposition.

Le temps des expositions est un des moments clé de la vie d’un canariculteur, c’est à cette période que se voient récompensés tous les efforts fournis en période d’élevage. C’est aussi, pour les oiseaux une étape particulièrement délicate. Il ne leur suffit pas de revêtir leurs plus beaux atours, il sont aussi soumis à une rude épreuve lorsque nous les lavons et les préparons. Mais, pour eux, ça ne s’arrête pas là! Que se passe-t-il lors de leur retour au bercail?

Lors des concours, la vie de nos oiseaux est perturbée. Ils se retrouvent dans des salles immenses où les heures d’éclairage ne correspondent pas au rythme auquel ils sont habitués, les mouvements devant eux sont incessants (et sans parler de la fumée de cigarette), les cages sont déplacées et pour couronner le tout, ils doivent encore faire face à des écarts de température parfois importants entre la salle et le retour à domicile (c’est l’hiver!). De plus, au niveau alimentaire aussi, ce n’est pas la joie! Leur nourriture est souvent limitée aux graines et le mélange ne correspond pas toujours à celui que nous utilisons. Il n’est pas du tout facile, dès lors, pour eux, de se maintenir dans des conditions optimales tout au long de cette période. C’est pourquoi, lorsque l’on rentre des expositions, il est nécessaire de veiller, plus que de coutume, au confort et au bien-être de nos petits protégés. Ils sont la vitrine de notre savoir-faire, et celui-ci se vérifie d’autant plus que les soins apportés sont appropriés. Quelles sont donc les mesures à prendre?

D’abord, il faut savoir que, dans la salle où sont exposés les oiseaux, les cages sont à proximité l’une de l’autre et qu’il est possible que certains canaris soient porteurs d’acariens ou de poux. C’est alors que ceux-ci se feront une joie de passer chez un nouvel hôte. Bien sûr, ce n’est plaisant pour personne et malgré notre vigilance, c’est une triste réalité. C’est pourquoi, lors de notre retour, il est bon de mettre nos chers amis en quarantaine. L’idéal serait de les mettre dans un local séparé des autres pendant quelques jours et que l’endroit soit calme et bien aéré. Un bain n’est évidemment pas un luxe ainsi que la pulvérisation d’un insecticide adéquat (ex: Natural Spray pour pigeons, Ardap).

Ensuite, il ne faut pas négliger de leur administrer une bonne pâtée ainsi que quelques vitamines, leur donner leur mélange de graines habituelles enrichi avec du lin, de la pomme et ne pas oublier le gritt. Quant à leur boisson, on peut leur donner de l’eau additionnée de vinaigre de cidre et du Sédochol afin de leur permettre de supporter de façon optimale le régime enrichi et d’éviter une mue accidentelle. Ce n’est qu’au bout de quelques jours que l’on pourra constater les éventuels dégâts causés. En effet, les oiseaux ayant été déplacés et parfois même effrayés peuvent s’être cassé des plumes ou, ayant été perturbés par le changement de leurs habitudes peuvent également présenter une mue accidentelle. D’autres, affaiblis par ces expositions, parfois répétées, peuvent présenter des signes de maladie (un organisme fatigué est plus réceptif aux infections même bénignes).

C’est pourquoi, un local isolé et calme est idéal pour permettre à l’oiseau de se refaire une santé et une beauté, loin de toutes perturbations et de tout stress. Bien sûr, il ne faut pas négliger la durée d’éclairage.

En effet, durant toute la durée de l’exposition, les oiseaux ont été soumis à une lumière intense et trop longue. Il faut donc réhabituer les oiseaux progressivement à un éclairage normal afin d’éviter les mues accidentelles. Pour ce faire, les garder dans un local éclairé artificiellement durant plus ou moins 9 heures par jour me paraît approprié. De plus, il n’en sera que plus aisé d’augmenter progressivement la durée d’éclairage pour recommencer une nouvelle saison d’élevage. L’avantage pour l’éleveur, que ses spécimens de retour des expos soient tous dans le même endroit, est qu’il est, dès lors, plus aisé pour lui de les surveiller au moment des soins quotidiens et toute anomalie peut être plus rapidement décelée. En plus, si notre champion a hébergé des parasites, il ne les transmettra pas à ses congénères et on évitera ainsi une épidémie grâce à un traitement spécifique du sujet en cause. Il en va de même pour une éventuelle maladie qui, souvent, se déclarera après quelques jours d’incubation. Mais aussi, les mâles de retour sont beaucoup plus excités que les autres étant donné qu’ils ont été mis dans des conditions où, la lumière, le chant de ses confrères et la vue des femelles ont constitué une grande stimulation sexuelle. C’est pourquoi il est recommandable, aussi, de les isoler afin d’éviter qu’ils ne s’abîment le plumage.

Tout comme l’éclairage, la température des salles d’exposition n’est pas non plus indiquée pour nos canaris et ne correspond pas à celle à laquelle ils sont habitués chez l’éleveur. Celle-ci avoisine généralement les 20°. C’est beaucoup trop, il faudra donc veiller à replacer nos oiseaux dans un local chauffé à une température légèrement inférieure, que l’on réduira progressivement jusqu’au moment où on atteint la température du local, et ce pour ne pas leur provoquer un stress supplémentaire.

Un dernier détail, mais qui a son importance : ne jamais négliger de couvrir les cages à l’aide d’une housse adéquate. Cela évitera à nos petits amis d’être dans les courants d’air lors des manipulations de cages (entrée et sortie de salle, de voiture, de maison, ..).

Maintenant, si l’oiseau rentre malade, que faut-il faire ?

Avant toute chose, il est nécessaire d’essayer d’établir un diagnostic en examinant notre patient:

Problème intestinal : diarrhée.

Régime alimentaire comprenant 2/3 de millet plat et 1/3 de graines habituelles, de la pâtée un jour sur deux à laquelle on rajoute du Flumix (antibiotique pour diarrhée bactérienne) pendant 7 à 10 jours, du gritt riche en charbon de bois.

Problème respiratoire : bruit, souffle à la respiration lorsqu’on tient l’oiseau près de l’oreille.

Isoler l’animal malade dans un endroit calme et chaud, lui donner son mélange de graines nor mal, de la pâtée un jour sur deux et du Soludox (antibiotique pour problèmes respiratoires) dans son eau de boisson pendant 7 jours.

Suspicion de lankestérellose : oiseau en boule, foie et intestins gonflés, diarrhée, …

Isolement et régime alimentaire normal avec pâtée un jour sur deux et donner de l’Océcoxil dans l’eau de boisson pendant 7 à 10 jours consécutifs puis, 3 jours par semaine. Le pou rouge est un vecteur de la maladie, il n’est donc pas superflu de vaporiser l’oiseau avec un insecticide adéquat (ex: Natural Spray).

Proventriculite : oiseau en boule, toujours à la mangeoire mais il maigrit.

Isolement et régime alimentaire avec 2/3 de millet plat et 1/3 de mélange normal, de la pâtée un jour sur deux et l’administration d’Oceproven tous les jours pendant 1 mois.

Dans tous les cas, il est à conseiller de changer régulièrement le fond de cage et les perchoirs surtout en cas de diarrhée, veiller à ce que l’oiseau ait du gritt à sa disposition en permanence (un oiseau n’a pas de dent!) et leur donner, une fois par semaine des vitamines (Supervit) dans l’eau de boisson. De plus, un apport régulier de pomme semble une bonne chose afin de faciliter la digestion des oiseaux.

Comme nous venons de le voir, le moment du retour des expositions est aussi une étape importante. Nous devons être très vigilants quant au bien-être et au confort de nos oiseaux en vue d’en retirer un maximum de satisfaction lors des expositions. Il semble évident que ces moments là soient des moments de vérité qui nous donnent le reflet de notre travail d’une année. Espoirs ou déceptions, quoi qu’il en soit, il ne faut pas baisser sa garde mais continuer et persévérer, la clef de la réussite est au bout du chemin.



Me suis-je fais avoir ?                              Par Thierry Lequeu


Nous arrivons en juillet et pour nous, éleveurs, est venu le moment de faire le point sur nos oiseaux d’élevage.

Les oiseaux acquis avec passion ont-ils été à la hauteur de nos espérances?

Force est de constater que, chez certains, tout n’a certainement pas été comme sur des roulettes. Des couples achetés très chers n’ont pas donné les résultats escomptés, et des jeunes inattendus sont apparus dans certains élevages.

Si cela fait plaisir à d’aucuns, d’autres trouvent cela plutôt amer, et le sentiment de s’être fait avoir risque bien de nous envahir. La faute à qui ?

A des éleveurs, peu scrupuleux, qui ont profité de l’engouement du début de saison pour se débarrasser de leur surplus (parfois invendable) et pas toujours à des prix que l’on qualifieraient de sportifs. Un jeune amateur plein d’espoir qui commence son élevage et se rend compte que les résultats mirobolants annoncés par le vendeur ne suivent pas risque donc d’être dégoûté à jamais.

Il est malheureux de constater que bien plus souvent qu’on ne le pense, des amateurs proposent à des débutants des oiseaux au patrimoine génétique incertain.

Ceux-ci seront naturellement porteurs de tout ou porteurs de rien suivant les désirs de l’acheteur.

Certains amateurs n’hésitent pas non plus à vendre à prix d’or des oiseaux très difficiles à élever, sans même avertir l’acheteur néophyte du fait qu‘il faut un minimum d‘expérience pour réussir. Le principal étant de se débarrasser des oiseaux gênants.

Il est dommage que ce type d’éleveur fausse totalement les règles du jeu et risque de décourager les amateurs honnêtes.

Un autre gros problème est également le prix demandé pour certains spécimens. Quelques mutations, encore relativement rares, sont très chères sur le marché. Il n’est pas exceptionnel de voir des onyx (pur, évidemment) à plus de 120 euros, ou des eumos et des topazes entre 100 et 150 Euros. Sans compter que, notamment chez les eumos, certains sont vendus pratiquement aveugles ou totalement déréglés par des croisements consanguins répétés.

Vous me direz: en juillet on ne pense pas achat! Eh bien, je répondrai que c’est juste après la période d’élevage qu’on se rend compte de ce dont on a besoin ou pas.

Il n’est malheureusement pas rare de voir également des amateurs qui ne supportent pas qu’on leur achète des oiseaux qui risquent de les gêner dans leur hobby. C’est triste, mais c’est comme cela.

Je conseillerais donc aux débutants, de ne pas se décourager la première année, mais de persévérer et de demander des conseils dans leur club. Il y a beaucoup d’amateurs honnêtes qui ne demandent qu’à promouvoir leur hobby.

L’ élevage des oiseaux est quelque chose qui s’acquiert par la patience et la persévérance. L’expérience alliée aux connaissances génétiques sont les clefs de la réussite.

Lors de l’achat de vos reproducteurs, il me semble donc judicieux d’aller chez un éleveur avec une idée exacte de ce qu’il vous faut pour votre élevage et de ne jamais vous sentir obligé d’acheter un oiseau qui ne vous convient pas.

Je terminerais par une réflexion: « L’élevage d’oiseaux n’est pas un business mais un hobby et doit le rester! »



Pensons aux débutants !                 Par Thierry Lequeu


Nous arrivons en septembre, fin de la mue et pour nous, éleveurs, est venu le moment de faire le point sur leur oiseaux d’élevage.

Les oiseaux acquis avec passion ont-ils été à la hauteur de nos espérances?

Force est de constater que, chez certains, tout n’a certainement pas été comme sur des roulettes. Des couples achetés très chers n’ont pas donné les résultats escomptés, et des jeunes inattendus sont apparus dans certains élevages.

Si cela fait plaisir à d’aucuns, d’autres trouvent cela plutôt amer, et le sentiment de s’être fait avoir risque bien de nous envahir.

La faute à qui ?

A des éleveurs, peu scrupuleux, qui ont profité de l’engouement du début de saison pour se débarrasser de leur surplus ( parfois invendable ) et pas toujours à des prix que l’on qualifieraient de sportifs. Un jeune amateur plein d’espoir qui commence son élevage et se rend compte que les résultats mirobolants annoncés par le vendeur ne suivent pas risque donc d’être dégoûté à jamais.

Il est malheureux de constater que bien plus souvent qu’on ne le pense, des amateurs proposent à des débutants des oiseaux au patrimoine génétique incertain.

Ceux-ci seront naturellement porteurs de tout ou porteurs de rien suivant les désirs de l’acheteur.

Certains amateurs n’hésitent pas non plus, à vendre à prix d’or, des oiseaux très difficiles à élever, sans même avertir l’acheteur néophyte, du fait qu‘il faut un minimum d‘expérience pour réussir . Le principal étant de se débarrasser des oiseaux gênants.

Il est dommage que ce type d’éleveur fausse totalement les règles du jeu et risque de décourager les amateurs honnêtes.

Un autre gros problème est également le prix demandé pour certains spécimens. Quelques mutations, encore relativement rares, sont très chères sur le marché. Il n’est pas exceptionnel de voir des onyx ( pur évidemment ) à plus de 120 euros, ou des eumos et des topazes entre 100 et 150 Euros . Sans compter que notamment, chez les eumos, certains sont vendus pratiquement aveugles ou totalement déréglés par des croisements consanguins répétés.

Vous me direz en septembre on ne pense pas achat, on à encore le temps ! Eh bien, je répondrai, que c’est juste après la période de mue que l’on se rend compte de ce dont on a besoin ou pas.

Il n’est malheureusement pas rare de voir également des amateurs qui ne supportent pas qu’on leur achète des oiseaux qui risquent de les gêner dans leur hobby. C’est triste, mais c’est comme cela.

Je conseillerais donc aux débutants, de ne pas se décourager la première année, mais de persévérer et de demander des conseils dans leur club. Il y a beaucoup d’amateurs honnêtes qui ne demandent qu’à promouvoir leur hobby.

L’ élevage des oiseaux est quelque chose qui s’acquiert par la patience et la persévérance. L’expérience alliée aux connaissances génétiques sont les clefs de la réussite.

Lors de l’achat de vos reproducteurs, il me semble donc judicieux d’aller chez un éleveur avec une idée exacte de ce qu’il vous faut pour votre élevage, et de ne jamais vous sentir obligé d’acheter un oiseau qui ne convient pas.

Je terminerais par une réflexion “ l’élevage d’oiseaux n’est pas un business mais un hobby et doit le rester! ”