Page  humoristique.


Bonjour à tous.  Cette rubrique est destinée à se détendre et nous présente des aspects notre hobby sous un autre angle. Il faut s'avoir être sérieux dans notre passion, mais elle doit aussi être délassante.

Cette rubrique est destinée aux éleveurs sachant rire. Pour les autres, Taper ici

Les personnages sont imaginaires. Toute ressemblance avec des personnages existant ou ayant existé serait fortuite et indépendante de la volonté de l'auteur.





La cour de récréation


Chouette le moment des expositions est revenu , je vais pouvoir retrouver tous mes amis éleveurs .

Quelle chance la première expo est arrivée. De toute façon cette année ci avec les oiseaux que j’ai je suis imbattable.

A chaque expo je vais faire un massacre. Je pars donc enloger .

A peine arrivé, qui voilà ! Jules mon ami qui enloge .

Qu’est-ce qu’il va encore exposer cette année ci ?

Bon sang un agate blanc! Et en A comme moi en plus! A non, il m’avait pourtant dit qu’il n’élèverait pas ces oiseaux là ! En plus il est dans la même classe que moi.

De toute façon le mien est plus beau. Il passera avant si le juge s’y connaît. Mais bon avec eux on ne sait jamais.

J’espère que le juge sera à la hauteur et qu’il me mettra le championnat.

Et la bas, c’est Alfred mon meilleur ami ! « Salut Alfred ça va et ton élevage? »

-« Oh non cela n’a pas marché cette saison. »

Chouette alors me dis-je , voilà un emmerdeur de moins dans les pattes.

Un peu plus loin je croise Casimir. Zut alors ! il est là celui la ! « Bonjour casimir quelle joie de te revoir, alors tu est venu exposer ? »

« Non » me dit il , « je suis venu pour aider un copain. Moi je ne fais plus que des grosses expos »

Ici c’est pas mon truc me répond t’il d’un air sournois.

C’est ça il se fou de moi.

« Tu as raison » lui dis-je, moi aussi je suis venu ici pour faire plaisir au club.

Après avoir vu tous ces vantards qui m’énervent, je prends le chemin du retour avec la certitude que demain je leur prouverai que je suis le meilleur.

Mais voilà arrivé le moment des résultats.

C’est avec une crainte que je dissimule parfaitement que je demande au téléphone le pointage global. « 521 quoi ?? » Sur 6 Oiseaux !!!!!!!!!!!!! Pas possible.

-« Non ce n’est pas moi. Il y a sans doute une erreur! », Mais finalement je dois bien me rendre à l’évidence que c’est bien mon pointage.

Bon maintenant sérieux il s’agit de sortir la tête haute .

Plusieurs idées me viennent en tête.

Naturellement mes bons oiseaux sont restés à la maison, je suis venu ici pour faire plaisir au club, oui mais cela je l’ai déjà dis et après, il me faudra bien les sortir, les autres sinon je perdrai la face.

Si je dis cela, certains seront septiques il me faut trouver autre chose.

A oui les juges ! Justement dans ma série pas de bol , je suis tombé sur le plus mauvais. Ou alors mieux comme je ne m’entend pas trop avec, je n’ai qu’a leur dire que c’est parce qu’il a reconnu mes oiseaux. Ainsi je faire d’une pierre deux coups. Je l’emmerde et je justifie mon fiasco.

A mais non cela ne marche pas par ce que l’année passée comme il me mettais des points, je trouvais et disais partout que c’était lui, le meilleur.

Et au fait en Agate blanc, est ce que c’est ce con de jules qui remporte le championnat ? Me dis-je.

Je regarde le palmarès et manque de bol c’est lui qui l’emporte.

Zut le voilà justement qu’ il se dirige vers moi. Ca y est il va encore se vanter, alors que moi j’élève uniquement pour mon plaisir.

« Salut Jules, tiens au fait en agate blanc cela à été? »

« Oh oui » me répond t’il et pourtant les meilleurs sont chez moi. Mes oiseaux n’étaient pas préparés et en plus je n’avais pas eu le temps de les laver.

Ben oui c’est cela me dis je, il me prends vraiment pour un lolo.

Enfin bref je dois bien le féliciter. « Très bien lui dis-je . Je suis hyper content pour toi , tu as fait de gros progrès cette année ».

Quel mensonge et quand je pense que l’on dis que c’est un hobby.

Mais maintenant le plus mauvais moment est à venir : la remise des prix. Là j’en connais qui vont encore rire.

Cela ne fait rien je vais envoyer ma femme chercher mon lot cela m’évitera d être gêné.

J’aurais l’air vraiment trop con avec mon perco à 20 balles sous le bras.

Ca y est on m’appelle « Jules Ducobu » 55 ème. Vas y dis je à ma femme vite!! Ouf, elle heureusement elle ne se rend pas compte de la honte que j’éprouve, il n’y a que la table qui l’intéresse.

Finalement, tout cela s’est bien passé .

Bon, maintenant que dois-je faire pour sauver la face le reste de la saison.

Ça y est, je sais! Je vais aller chercher chez Paul champion du monde l’année passée quelques oiseaux et tant pis si cela me coûte, ainsi je pourrai leur prouver que je suis le meilleur. Faut pas déconner quand même, je ne vais pas m’aplatir devant eux! C’est quand même moi le meilleur, non ?

Par Gerard Mansoif.




J’ ai un an et je suis un canari



Il est temps qu’un canari donne son avis, je me présente, je m’appelle 24TP. Ma sœur 23TP. Au début j’étais super bien dans mon œuf, bien au chaud et bien retourné par ma maman. Mais avec le temps je suis devenu trop gros et au bout de 13 jours, il a bien fallu sortir. D’autant plus que je commençais à avoir drôlement faim. Pour casser la coquille ce n’est pas simple… mais une fois dehors, tout se complique encore. D’abord il faut commencer à respirer. Et puis après… la lutte pour la vie. Je vous explique: maman arrive sur le bord du nid et alors c’est celui qui se dresse le plus haut et qui ouvre le plus grand bec qui est nourri le premier. C’est à l’âge de 7 jours que j’ai réellement fait la connaissance de mon éleveur. Maman m’en avait parlé avant… mais il est encore pire que ce qu’elle m’avait raconté. Il s’était mis en tête de me passer une bague à la patte. D’abord ce n’était pas une bague mais un bracelet ensuite, je ne sais pas si son bracelet était trop étroit ou ma patte trop grosse, mais ce sauvage m’a fait très mal! Enfin ça ne m’a pas empêché de grandir, de grossir et de faire pousser mes plumes. Au bout d’un moment je me suis senti pousser des ailes! Je montais sur le bord du nid pour les essayer. Je n’étais pas des plus adroits. Il faut dire que mes frères et mes sœurs prenaient de plus en plus de place.

Ce qui devait arriver arriva, je suis tombé par terre. Heureusement, maman a continué à me nourrir. Au bout d’un moment elle est devenue bizarre: il suffisait que j’ai le dos tourné et hop! Elle m’arrachait une ou deux plumes. Mon éleveur s’en est aperçu. Tout ce qu’il a trouvé à faire c’est de me mettre dans une petite cage.

Un peu plus tard, il nous a lâché en volière, on faisait beaucoup de sport vol libre, natation une fois par semaine, concours de chant. C’est à ce moment là que j’ai commencé à devenir un mâle.

Mais ça n’a pas duré...Peu de temps après, j’ai fait une dépression nerveuse carabinée, je ne chantais plus, je n’avais plus de goût à rien. Je voyais tout en noir… d’ailleurs maintenant que j’y réfléchis c’est ça qui n’allait pas: tout en noir,

Pas assez de lumière les jours diminuaient. Ca m’a tellement tracassé que j’en ai perdu toutes mes plumes.

Dans ces moments difficiles, mon éleveur m’a beaucoup aidé, je lui dois une fière chandelle. Il me mitonnait des petites pâtées, il me faisait boire des vitamines, des remontants, des toniques, etc… ça m’a bien soigné! Et ça a marché petit à petit mes plumes ont repoussé, ma voix est revenue, plus forte qu’avant. J’ai retrouvé ma force et ma vigueur. Je suis devenu fort et beau...D’ailleurs, mon éleveur me regardait souvent dans la volière. Tantôt il semblait content et puis, à d’autre moment de la journée, la déception et le doute semblait l’envahir.

Une fois, j’ai entendu qu’il disait à sa femelle « oh, non cette année je n’ai rien de valable…! » Parlait-il de nous ? Un jour il est devenu complètement fou. Il nous a tous pris un par un, certains ont été remis en volière d’autres comme moi ont été placés dans des petites cages noires et blanches. Un homme que je n’avais jamais vu est venu chercher mes copains de la volière et notamment ma sœur que j’appelais « tête brune ». Je ne l’ai jamais revue….j’ai détesté cet homme. Mon éleveur semblait de plus en plus nerveux.

Un autre jour, il nous a donné un bain, coupé les ongles et limé le bec. Un vrai sauvage je te le dis. Ensuite il a recouvert nos cages d’un drap noir. Alors là j’ai bien senti qu’il se passait quelque chose. Des bruits terribles, tout a bougé pendant un bon moment. Quant il a enlevé le drap noir, tout avait changé et il y avait beaucoup de lumière. Des humains tournaient autour de nous...effrayant ! Ce qui m’a rassuré c’est qu’on était plus nombreux qu’eux.

Il nous ont tous rangés sur des étagères. Là-bas j’ai vu des nanas brunes...mon ami super bien roulées. Le lendemain, nous sommes passés sur des tables devant des humains assis qui nous ont regardé de près. Je n’ai rien compris mais je me souviens d’un avec un grand bec et des verres dessus. Il m’a observé et puis il a dit: « ce n’est pas un mauvais oiseau mais la strie est trop large et il a encore du brun...89 « bon oiseau de travail ». Stries trop larges, non mais ,il s’est vu lui l’affreux?

Après quelques jours, on m’a remis le drap noir, il y a de nouveau eu un orage et puis tout est revenu comme avant. Je ne sais toujours pas ce qui s’est passé, mais mon éleveur semblait un peu déçu.

Enfin moi pour le moment ça va… les jours allongent, il fait de plus en plus chaud et je me sens une forme extraordinaire, je chante sans arrêt. Tout à l’heure, j’ai vu une jolie femelle qui avait déjà commencé son nid. Tiens voilà mon éleveur qui vient me prendre. Qu’est-ce qu’il me veut encore? A propos, bon oiseau de travail, qu’est-ce que cela veut dire ?

signé TP24









Vivre avec un éleveur d’oiseaux .

Le point de vue d’une épouse.



Vos lecteurs me demandent ce que peut être la vie aux côtés d’un éleveur d’oiseaux, je vais essayer de vous livrer ma propre expérience.

Il y a à peine quelques années, sous prétexte que son local était trop petit et la température trop basse, mon mari m’a rendu la vie impossible dans ma cuisine.

Pendant les quelques semaines avant les expositions, les oiseaux sont sur la table et l’odeur que dégage ma cuisine n’est plus tout à fait celle de la confiture à la framboise ou de la tarte aux pommes.

Mon visage se figea particulièrement lorsque je m’aperçus de la disparition soudaine de mes pinces à épiler, ciseaux de toilette, brosses à cils, coupe-ongles, etc… Pour ne parler de ce que je me suis aperçue. Les oiseaux sont traités avec beaucoup de soins grâce aux shampoing pour bébé empruntés dans l’armoire familiale. Et bientôt, c’est le sèche cheveux que je retrouve par terre ou dans l’évier et dans un état qui laisse supposer qu’il fallait sécher les poils d’un cochon.

Lorsque le jour de l’exposition approche, j’ai toujours peur que mon époux ne soit victime d’une attaque cardiaque ou de maladies nerveuses. La nuit qui précède notre départ à la salle, son anxiété est telle qu’il me fait penser aux moments de mes accouchements et que les infirmières avaient plus de problèmes avec lui qu’avec moi. Il faut ajouter que les journées qui précèdent le show, nos conversations sont très variées: la tête de celui-là est trop petite, le mâle ne sera pas prêt, quel juge vais-je avoir, un tel expose t’il,….

Le jour de l’exposition, c’est l’énervement habituel pour trouver le bon chemin et arriver à l’heure. Pendant le jugement, il me répète chaque année la même chose; il s’en fou des résultats, le principal est de participer, il ne sera pas triste si ça ne va pas, bref, ce sont les signes indicateurs qu’il se prépare lui même (pas moi) pour le pire.

Lorsque nous pouvons pénétrer dans la salle, il fonce littéralement sur ses oiseaux, il a parfois du mal à les reconnaître, il y en a tellement et alors il sourit lorsqu’il voit des rosettes pendues à ses cages car il a deux secondes places et une troisième place. Le sourire ne dure que quelques minutes car il regarde ceux qui sont classés avant ses oiseaux et trouve qu’il aurait peut-être pu gagner. En plus lorsqu’il rencontre des amis du club qui sont d’accord avec lui, ce sont des discutions interminables et le juge est bon pour certains et mauvais pour d’autres. Je n’ai jamais bien compris car on parle bien d’une même personne. Il me semble pourtant que la semaine précédente c’était le contraire qu’il disait ….

Ce que je sais par contre c’est que les gagnants sont les seuls qui rigolent. Cela m’étonne beaucoup car je les entends(à d’autres moments ) déclarer qu’ils élèvent des oiseaux par plaisir uniquement. Pour moi, celui qui est battu devrait rire et boire un verre avec celui qui gagne puisqu’ils sont tout d’abord des éleveurs! Plus tard, je me dis que puisque l’exposition est finie, je peut enfin penser à de petits travaux domestiques pour entretenir la maison mais… il y a les cages d’expo aussi et parfois le local. Je prends alors mon courage à deux mains et je mets en couleur moi-même.

Les vacances qui selon la formule consacrée doivent réunir la famille avec les enfants sont plutôt bâclées chez nous puisque je pars seule avec les enfants. Mon mari doit regarder aux chers, très chers oiseaux. Je trouve même que pendant cette période, il devrait dormir au milieu d’eux.

Nous avons une alarme à la maison mais uniquement pour les oiseaux, la maison, ce n’est pas grave sans doute. Mon gentil copain, un dogue , est devenu au fil des années sentinelle et patrouilleur armé des oiseaux de mon mari.

Lorsque je le vois enfin terminer ses travaux de nettoyage, de remise en état et qu’il semble un peu traîner dans la maison, mes espoirs renaissent que peut-être nous allons profiter de quelques jours de congé pour tapisser le vestibule. Eh bien , c’est raté !!

Mon mari à vu une affiche pour une autre exposition et me dit : « je vais encore exposer mes borders verts là-bas, où donc as-tu laissé le sèche cheveux ? »

Tous mes espoirs viennent encore de s’envoler par la fenêtre.


Texte de Jean Humier. (CLCC)


Élever des poux rouges, un travail de pro!



Tout ce que vous devez savoir pour un élevage intensif réussi.

Période d’élevage idéale : d’avril à octobre.

Ne jamais donner de bain.

Mettre en contact les nouveaux arrivants directement avec les autres.

Ne jamais changer le fond de cage et veiller au bon taux d’humidité de celui-ci.

La température idéale est de 20° à 26°.

Ne jamais introduire de coccinelles (elles mangeraient nos reproducteurs) !

L’emploi d’insecticide ( carbaryl ) et de désinfectant est à proscrire. L’excès d’hygiène est nocif.

Ne jamais hésiter à échanger ses spécimens avec d’autres éleveurs (consanguinité déconseillée).

Eviter l’éclairage excessif.

Ne surtout pas colmater les fissures et craquelures du matériel (lieu de reproduction idéal).

Introduire dans les cages des oiseaux bien costauds (nourriture idéale) surtout avant les expos.

La recette miracle est l’accumulation de fientes, d’humidité et de chaleur en vue d’obtenir un milieu de culture fertile.

En réunissant toutes ces conditions, vous vous assurez un élevage exceptionnel, tant en quantité qu’en qualité.

G. D. Mallophages. ( 30 ans d’expérience )